Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ou la politique au XIXe siècle par un contemporain : édition illustré PDF, EPUB

Il ne serait pas surprenant que les niveaux d’alphabétisation soient plus élevés en Angleterre et dans les Provinces Unies, mais le nombre d’alphabètes pourrait bien avoir été plus important en France, où la population totale était beaucoup plus grande.


ISBN: B00L73YILQ.

Nom des pages: 190.

Télécharger Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ou la politique au XIXe siècle par un contemporain : édition illustré gratuitement. Livres disponibles dans ces formats pdf, epub, ebook, mobi.

extrait : PREMIER DIALOGUE

MACHIAVEL.

Sur les bords de cette plage déserte, on m’a dit que je rencontrerais l’ombre du grand Montesquieu. Est-ce elle-même qui est devant moi  ?
MONTESQUIEU.

Le nom de Grand n’appartient ici à personne, ô Machiavel  ! Mais je suis celui que vous cherchez.
MACHIAVEL.

Parmi les personnages illustres dont les ombres peuplent le séjour des ténèbres, il n’en est point que j’aie plus souhaité de rencontrer que Montesquieu. Refoulé dans ces espaces inconnus par la migration des âmes, je rends grâces au hasard qui me met enfin en présence de l’auteur de l’Esprit des lois.
MONTESQUIEU.

L’ancien secrétaire d’État de la République florentine n’a point encore oublié le langage des cours. Mais que peuvent avoir à échanger ceux qui ont franchi ces sombres rivages, si ce n’est des angoisses et des regrets  ?
MACHIAVEL.

Est-ce le philosophe, est-ce l’homme d’État qui parle ainsi  ? Qu’importe la mort pour ceux qui ont vécu par la pensée, puisque la pensée ne meurt pas  ? Je ne connais pas, quant à moi, de condition plus tolérable que celle qui nous est faite ici jusqu’au jour du jugement dernier. Être délivré des soins et des soucis de la vie matérielle, vivre dans le domaine de la raison pure, pouvoir s’entretenir avec les grands hommes qui ont rempli l’univers du bruit de leur nom  ; suivre de loin les révolutions des États, la chute et la transformation des empires, méditer sur leurs constitutions nouvelles, sur les changements apportés dans les mœurs et dans les idées des peuples de l’Europe, sur les progrès de leur civilisation, dans la politique, dans les arts, dans l’industrie, comme dans la sphère des idées philosophiques, quel théâtre pour la pensée  ! Que de sujets d’étonnement  ! que de points de vue nouveaux  ! Que de révélations inouïes  ! Que de merveilles, s’il faut en croire les ombres qui descendent ici  ! La mort est pour nous comme une retraite profonde où nous achevons de recueillir les leçons de l’histoire et les titres de l’humanité. Le néant lui-même n’a pu briser tous les liens qui nous rattachent à la terre, car la postérité s’entretient encore de ceux qui, comme vous, ont imprimé de grands mouvements à l’esprit humain. Vos principes politiques règnent, à l’heure qu’il est, sur près de la moitié de l’Europe  ; et si quelqu’un peut être affranchi de la crainte en effectuant le sombre passage qui conduit à l’enfer ou au ciel, qui le peut mieux que celui qui se présente avec des titres de gloire si purs devant la justice éternelle  ?

Peu importe à quel point nous les musulmans bousculons notre diplomatie, il y a toujours le juif à blâmer pour le désordre que nous créons. Néanmoins, citer les Protocoles de Sion va attirer un certain élément, peu importe comment on réinterprète ce tract infâme; et vous seriez fou de ne pas le réaliser. D’un autre côté, tout cela pourrait être l’œuvre de Larry Silverstein, on ne sait jamais.

L’Egypte dans le pays de Canaan, comme il témoigne lui-même fréquemment. Je tire la conclusion que par la loi de la nature, le droit est en vigueur. Il insiste à plusieurs reprises sur ce point, et j’y reviendrai. Au début des années 1600, les Européens s’installèrent aux États-Unis à San Diego (1602, Californie), Jamestown (1607, Virginie), Santa Fe (1610, Nouveau Mexique) et même la région de Détroit comptait quelques Européens au début des années 1600.