Redneck movies : Ruralité et dégénérescence dans le cinéma américain PDF, EPUB

Makavejev ne peut pas trouver le modèle, et son film garde.


ISBN: 2915083738.

Nom des pages: 279.

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Les redneck movies représentent tout un pan du cinéma d’exploitation américain, qui connut son heure de gloire entre les années 1960 et 1980 – et qui se poursuit aujourd’hui de façon plus diffuse, dans le cinéma de Rob Zombie par exemple. Le genre gagnera ses lettres de noblesse au début des années 1970 avec Délivrance (1971) de John Boorman ou Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe Hooper, et envahira outre-Atlantique le cinéma et même les écrans de télévision, au point que l’on parle de la hicksploitation, hick voulant dire péquenaud. Deux courants principaux dans cette tradition cinématographique : le premier présente soit des citadins trop sûrs d’eux confrontés aux moeurs et aux manières primitives de la campagne, un univers violent de survie et de pauvreté où émergent les instincts les plus refoulés et brutaux, soit la peinture d’un univers inquiétant et dégénéré en dehors des lois et des normes urbaines. L’autre tendance est moins sombre et plus populaire, avec des bons gars de la campagne, revendant de l’alcool de contrebande, poursuivis par des shérifs niais et des hordes de malfrats. Tout cela se règle dans des courses-poursuites en voitures sur fond de musique bluegrass, avec pour seuls décors une station-service, un café, des fermes isolées et des routes. L’ouvrage, très richement illustré et bénéficiant d’entretiens inédits (avec John Boorman, Tobe Hooper, Jeff Lieberman, David Worth, Glen Coburn, Yves Boisset, William Grefé…), met les mains dans la boue pour découvrir une Amérique représentée par cet autre cinéma, étrange, poisseux, dégénéré, écrasé sous un soleil de plomb. L’auteur est remonté aux origines du stéréotype populaire du redneck pour retracer le contexte socio-historique et mieux comprendre cette esthétique. Certains films évoqués sont des classiques du cinéma, d’autres sont totalement obscurs, presque introuvables. Vous découvrirez donc ici autant de chefs-d’oeuvre que de nanars, autant de joyaux noirs que de films fauchés. Le genre est aussi exploré dans toute sa richesse (porno paillard, cannibalisme hillbilly, créatures des marais, comédies de ploucs, slashers ruraux, etc.) et dans l’impact qu’il a pu avoir en dehors des frontières américaines, y compris dans le cinéma actuel.

Comment ce compte change-t-il lorsque la culture «locale» qui adapte un concept de programmation étrangère est la dominante des États-Unis? (Je n’ai pas encore rencontré de discours anxieux craignant un «impérialisme culturel» israélien). D’un autre côté, Brian est d’abord attiré par Early, et apprécie les rituels homosociaux de se saouler et d’apprendre à tirer avec une arme à feu face à la désapprobation de Carrie. De plus, la chronique se concentre sur les rôles puissants que l’huile et la cupidité peuvent avoir.

Le film de John Ford, The Grapes of Wrath, publié en 1940, propose un point de départ pour examiner les critiques de classe concurrentes et l’esthétique du réalisme social. Todd, je n’ai pas besoin d’être un expert pour savoir que si un mouton par ailleurs parfaitement bien roule sur son dos et ne peut pas se redresser, c’est une négligence de ne pas l’aider. Carl Sagan était un jeune garçon attiré par la science parce qu’il était fasciné par le rêve de voyager à travers les étoiles. Les jeux de données cités par des pairs, avec des métadonnées standardisées, favorisent le partage et la réutilisabilité, tout en reconnaissant les chercheurs qui les sous-tendent.